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	<title>Artbribus</title>
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	<description>&#171; Je d&#233;chire avec col&#232;re et je colle avec amour &#187;Mustapha Boutadjine</description>
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		<title>Artbribus</title>
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		<title>ALEXANDRE ET D&#201;LIA ROMAN&#200;S</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Ils ne sombrent pas Par Charles Silvestre, journaliste Sur le terre-plein du boulevard de Rochechouart, le gar&#231;on fait son num&#233;ro d'&#233;quilibriste. Il grimpe les barreaux de la courte &#233;chelle et, au sommet, la balan&#231;ant d'avant en arri&#232;re, passe de l'autre c&#244;t&#233;. C'est simple comme bonjour, et c'est le plus difficile : l'art du d&#233;s&#233;quilibre et du r&#233;tablissement. Un homme s'est arr&#234;t&#233; qui l'observe et qui, au premier coup d'&#339;il, a rep&#233;r&#233; ce qu'il a aim&#233; dans ses courses &#224; travers le monde : le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L107xH150/delia-et-alexandre-romanes-3e220.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ils ne sombrent pas&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Charles Silvestre, journaliste&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Sur le terre-plein du boulevard de Rochechouart, le gar&#231;on fait son num&#233;ro d'&#233;quilibriste. Il grimpe les barreaux de la courte &#233;chelle et, au sommet, la balan&#231;ant d'avant en arri&#232;re, passe de l'autre c&#244;t&#233;. C'est simple comme bonjour, et c'est le plus difficile : l'art du d&#233;s&#233;quilibre et du r&#233;tablissement. Un homme s'est arr&#234;t&#233; qui l'observe et qui, au premier coup d'&#339;il, a rep&#233;r&#233; ce qu'il a aim&#233; dans ses courses &#224; travers le monde : le g&#233;nie du fait main, du p&#234;cheur marocain ou du peintre-sculpteur italien dans son atelier de Montparnasse, Alberto Giacometti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier, sur son &#233;chelle, est un Gitan : Alexandre Bouglione. Le second est un &#233;crivain, l'un des plus grands du si&#232;cle : Jean Genet. Deux nomades. Le premier d&#233;place sa roulotte, le second change d'h&#244;tel. Le premier restera toute sa vie le jeune homme &#224; l'&#233;chelle qu'a aim&#233; l'homme de la &#171; libert&#233; vraie &#187; &#224; la Rimbaud. Il a quitt&#233; les Bouglione, la &#171; famille Cadillac &#187;, pour s'appeler Roman&#232;s. Le p&#232;re, Firmin, &#233;tait dompteur de lions ; le fils, Alexandre, risque, lui, sa t&#234;te dans la gueule d'une ch&#232;vre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Genet voulait que le jeune homme du boulevard de Rochechouart ait son cirque. Il l'a eu. Dans des lieux &#224; l'&#233;cart. Il l'a toujours. &#192; Paris ou &#224; Shanghai. Il l'aura encore demain. Contre la cohorte des r&#233;glementeurs, des emp&#234;cheurs de voltiger en rond. Parce que Dieu le prot&#232;ge, le sien, le Dieu qui a d&#233;l&#233;gu&#233; Fran&#231;ois &#224; Rome, pour l'&#233;vangile du pied de nez.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Roman&#232;s sont une dynastie : Alexandre, qui veille au grain, sous le chapiteau de son empire ; la reine, &#171; D&#233;lia la terrible &#187;, qui accueille, chante, vend les g&#226;teaux ; son p&#232;re qui est au violon ; la princesse qui porte le pr&#233;nom d'un chef-d'&#339;uvre de Genet, Le Miracle de la rose ; l'orchestre tzigane qui joue jusqu'&#224; son dernier souffle, comme s'ils &#233;taient sur le Titanic menac&#233; de couler sous le choc de l'iceberg de la haine du nomade, la haine de ceux qui ne veulent ni palais, ni Cadillac, ni devenir Monsieur-tout-le-monde, qui &#233;crivent des po&#232;mes &#233;dit&#233;s chez Gallimard ou des blagues sur les voleurs de poules. En fait, ce sont les Roman&#232;s qui ne sombrent pas. Ils ont trouv&#233; la clef des songes. Ils r&#234;vent en s'enroulant autour de leur corde. Et nous, &#224; quoi songeons-nous en les regardant ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>CHICO BOUCHIKHI</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le blues andalou Par Guillermo Che Segundo God&#237;nez (alias Guillaume Ch&#233;rel) Journaliste, &#233;crivain et critique litt&#233;raire Enfant, le flamenco m'a toujours remu&#233;, sans que je comprenne pourquoi. Jusqu'&#224; ce que j'apprenne que du sang andalou coulait dans mes veines. Et ma m&#232;re, Lolita God&#237;nez, m'a toujours dit que j'avais les mains de son p&#232;re, Eusebio (God&#237;nez), n&#233; &#224; Hoyos, un petit village d'Estr&#233;madure, &#224; la fronti&#232;re portugaise, pas loin de C&#225;ceres et Ciudad Rodrigo. Or donc, mon abuelo, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L106xH150/chico-bouchikhi-96e2c.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le blues andalou&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Guillermo Che Segundo God&#237;nez (alias Guillaume Ch&#233;rel)
Journaliste, &#233;crivain et critique litt&#233;raire&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Enfant, le flamenco m'a toujours remu&#233;, sans que je comprenne pourquoi. Jusqu'&#224; ce que j'apprenne que du sang andalou coulait dans mes veines. Et ma m&#232;re, Lolita God&#237;nez, m'a toujours dit que j'avais les mains de son p&#232;re, Eusebio (God&#237;nez), n&#233; &#224; Hoyos, un petit village d'Estr&#233;madure, &#224; la fronti&#232;re portugaise, pas loin de C&#225;ceres et Ciudad Rodrigo. Or donc, mon abuelo, que je n'ai pas connu puisqu'il est mort alors que j'&#233;tais dans le ventre de qui vous savez&#8230; avait une m&#232;re (mon arri&#232;re-grand-m&#232;re), dont j'aurais h&#233;rit&#233; la couleur des yeux (verts). Elle s'appelait Angela Torrecilla Rodr&#237;guez, n&#233;e &#224; S&#233;ville, et &#233;tait chanteuse et danseuse de flamenco : nous y voil&#224; ! Les autres membres de ma famille espagnole s'appelaient Urbano God&#237;nez Sandine, Tom&#225;s God&#237;nez y God&#237;nez, Eulesteria Sandine Obreg&#243;n, ol&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#231;a pour dire que cette histoire de famille (et de flamenco) fait que je chante le flamenco, sans l'avoir appris, sans savoir ce que je dis (si, si&#8230; faites-moi boire du rioja, vous verrez), comme si j'&#233;tais envo&#251;t&#233; par Manitas de Plata, dont il est question par ailleurs dans ce livre. Et pour cause, pas de Gipsy Kings sans lui. Et peut-&#234;tre... pas de Djelloul &#171; Chico &#187; Bouchikhi, n&#233; &#224; Arles en 1954, d'un p&#232;re marocain et d'une m&#232;re alg&#233;rienne, cofondateurdes Gipsy, qu'il quitte au d&#233;but des ann&#233;es 90 pour d&#233;saccord avec leur producteur, mais apr&#232;s un disque d'or aux &#201;tats-Unis, et les tubes Bamboleo et Djobi Djoba&#8230; Voil&#224; la force de la musique andalouse. Faire d'un Maroco-Alg&#233;ro-Fran&#231;ais un v&#233;ritable Gitan arl&#233;sien, qui joue mieux de la guitare flamenco qu'un Manouche de Treuilmon. Parce que le flamenco transperce l'&#226;me et d&#233;couvre l'homme. Le c&#339;ur de l'homme. Sa bravoure comme son orgueil. C'est le blues andalou. Ol&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Chico a du caract&#232;re. Il fonde son propre groupe, Chico and the Gypsies, et &#224; Dieu vat ! Il a &#233;t&#233; envoy&#233; sp&#233;cial pour la paix de l'UNESCO. Il a jou&#233;, avec son groupe, devant Shimon Peres et Yasser Arafat, durant les n&#233;gociations d'Oslo. Alors que son fr&#232;re, Ahmed Bouchikhi, fut assassin&#233;, en juin 1973, &#224; Lillehammer, par le Mossad qui l'avait confondu avec Ali Hassan Salameh, suspect&#233; d'&#234;tre l'un des responsables du massacre de Munich (1972). Faut avoir le c&#339;ur bien accroch&#233; et les cojones avec, pour continuer &#224; jouer sans vouloir se venger. Ol&#233; ! Chico Bouchikhi est p&#232;re de quatre enfants (R&#233;da, Tonino, Myriam, Sonia). Il a &#233;t&#233; mari&#233; &#224; Marthe Reyes, la fille de Jos&#233; Reyes, le p&#232;re des fils Reyes, membres du groupe Gipsy Kings. Il vit actuellement &#224; Saint-R&#233;my-de-Provence. Ol&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>DIEGO EL CIGALA</title>
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		<dc:date>2015-12-22T17:07:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le cri de la marge Par Fara C., journaliste &#224; L'Humanit&#233; Vous &#234;tes le flamenco des larmes noires et de la danse radieuse Dans les replis de votre voix se niche La d&#233;livrance d'un peuple fier toujours Debout malgr&#233; des si&#232;cles d'anath&#232;me La majest&#233; de vos m&#233;lismes embrase la m&#233;moire Arrestation massive des Gitans d'Espagne D&#233;pouill&#233;s contraints &#224; des travaux forc&#233;s C'&#233;tait en 1749 et en toute l'Europe Que les Roms foulaient de leurs semelles de swing S&#233;vissait le froid corollaire de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L107xH150/diego-el-cigala-76362.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cri de la marge&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Fara C., journaliste &#224; L'Humanit&#233;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Vous &#234;tes le flamenco des larmes noires et de la danse radieuse&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les replis de votre voix se niche&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;livrance d'un peuple fier toujours&lt;br class='autobr' /&gt;
Debout malgr&#233; des si&#232;cles d'anath&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
La majest&#233; de vos m&#233;lismes embrase la m&#233;moire&lt;br class='autobr' /&gt;
Arrestation massive des Gitans d'Espagne&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;pouill&#233;s contraints &#224; des travaux forc&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait en 1749 et en toute l'Europe&lt;br class='autobr' /&gt;
Que les Roms foulaient de leurs semelles de swing&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;vissait le froid corollaire de l'exclusion&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis que vous &#233;grenez les coplas d'une carcelera&lt;br class='autobr' /&gt;
Les f&#234;lures de vos inflexions disent la d&#233;tresse carc&#233;rale&lt;br class='autobr' /&gt;
Et s'&#233;l&#232;ve au ciel la complainte de ceux jadis&lt;br class='autobr' /&gt;
Humili&#233;s jet&#233;s dans les ge&#244;les parce que gitans&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous entonnez un martinete une minera&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la sueur des forgerons et des mineurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Furtivement perle au creux de votre m&#233;lancolie&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous &#234;tes flamenco comme Archie Shepp est jazz&lt;br class='autobr' /&gt;
Non pour le mot sans conscience coque vide&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pour le questionnement de l'art et du monde&lt;br class='autobr' /&gt;
Votre chant charrie la souffrance de la rue le cri de la marge&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous &#234;tes flamenco comme le bluesman qui prof&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa col&#232;re contre le fer rouge suppliciant la chair&lt;br class='autobr' /&gt;
De ses anc&#234;tres en m&#234;me temps qu'il chante&lt;br class='autobr' /&gt;
Des r&#234;ves d'amour et de volupt&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous &#234;tes le cante jondo qui &#233;treint spleen et all&#233;gresse&lt;br class='autobr' /&gt;
Et rend aux bas-fonds l'infini du ciel la dignit&#233; vol&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Vos L&#225;grimas negras m&#234;l&#233;es au piano de Bebo f&#234;tent&lt;br class='autobr' /&gt;
Les noces de la flamme flamenca et du soleil de Cuba&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous &#234;tes le duende qui incendie l'&#226;me&lt;br class='autobr' /&gt;
Et mue l'instant du vertige en &#233;ternit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Souvenance &#233;mue de Manuel de Falla Garc&#237;a&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorca d&#233;fenseurs du flamenco pers&#233;cut&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous &#234;tes les palmas qui claquent et convoquent le flamenco libre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>DJANGO REINHARDT</title>
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		<dc:date>2015-12-22T17:04:01Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Le jazz est un langage Par Patrick Williams, auteur de Django, les Quatre vies posthumes de Django Reinhardt, Trois fictions et une chronique, &#201;ditions Parenth&#232;ses Dans toutes les civilisations, celui qui sait raconter une histoire appara&#238;t comme un personnage. Il fait oublier la vie quotidienne, il captive et s'approprie le temps. Peu de pouvoirs &#233;galent celui-l&#224;. Django est un inventeur d'histoires. Il est un ma&#238;tre de l'encha&#238;nement d'&#233;pisodes qui ne se laissent pas d&#233;duire les uns des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L109xH150/django-reinhardt-031f1.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le jazz est un langage&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Patrick Williams, auteur de Django, les Quatre vies posthumes de Django Reinhardt,
Trois fictions et une chronique, &#201;ditions Parenth&#232;ses&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Dans toutes les civilisations, celui qui sait raconter une histoire appara&#238;t comme un personnage. Il fait oublier la vie quotidienne, il captive et s'approprie le temps. Peu de pouvoirs &#233;galent celui-l&#224;. Django est un inventeur d'histoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est un ma&#238;tre de l'encha&#238;nement d'&#233;pisodes qui ne se laissent pas d&#233;duire les uns des autres. Un tel don est rare. Django le poss&#232;de &#224; un degr&#233; exceptionnel. Django s'empare de l'&#233;vidence et &#224; tous les coups l'&#233;vidence avec lui surprend.&lt;br class='autobr' /&gt;
Django est musicien. Les histoires qu'il raconte sont de la musique. La musique n'est pas pour lui un d&#233;cor ou un support, elle est la mati&#232;re m&#234;me de ses r&#233;cits. Il existe une relation particuli&#232;re entre la voix de Django et le d&#233;roulement de ses histoires ; on n'imagine pas celles-ci racont&#233;es par une autre voix. Mais cette relation n'a pas encore &#233;t&#233; &#233;lucid&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand il avait dix-huit ans, la main gauche de Django fut mutil&#233;e apr&#232;s l'incendie de la roulotte o&#249; il vivait. Au pic de sa carri&#232;re, Django fut un musicien immens&#233;ment c&#233;l&#232;bre. Ni l'infirmit&#233; ni la gloire n'affect&#232;rent sa joie cr&#233;atrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire d'avoir entendu de nombreuses fois la voix de Django pour la reconna&#238;tre imm&#233;diatement. C'est la voix d'un ami. Quelle que soit l'&#233;motion qu'elle exprime, et elle sait les exprimer toutes, on est heureux de la retrouver.&lt;br class='autobr' /&gt;
Django est manouche, il v&#233;cut son enfance et son adolescence au milieu de sa famille qui, de ville en ville, avec roulottes et chevaux, parcourait les routes de France &#8211; et au-del&#224; : le petit&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Reinhardt (son nom pour l'&#233;tat-civil) est n&#233; le 23 janvier 1910 &#224; Liberchies en Belgique, et en 1915 l'orchestre de son p&#232;re se fait photographier &#224; Alger. C'est avec ses parents qu'il apprit &#224; jouer de la musique. Quelle est dans l'art de Django la part de g&#233;nie personnel et la part d'h&#233;ritage communautaire ? La r&#233;ponse &#224; cette question est un secret que la guitare de Django r&#233;v&#232;le sans l'expliquer. Mais il est s&#251;r que les impressions d'enfance ont nourri l'invention du cr&#233;ateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Django joue de la guitare. La guitare n'est pas un monocorde. Des cordes, elle en a six. Ainsi &#233;quip&#233;e, elle assure les fonctions m&#233;lodiques, harmoniques et rythmiques ; elle est une chanteuse et elle est orchestre. Elle ne le sera jamais autant que sous les doigts de Django.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre de Django et du jazz produit une &#233;tincelle qui illumine le XXe si&#232;cle. Quand elle a lieu, le jazz est tout neuf, Django arrive les mains vides.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jazz est un langage o&#249; les fronti&#232;res entre le pr&#233;par&#233; et l'improvis&#233;, le familier et l'exotique se brouillent, il est &#224; la fois savant et populaire. Ainsi de l'&#339;uvre de Django Reinhardt.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le rythme du jazz appelle &#224; la danse. Plus largement, au mouvement harmonieux des corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'embl&#233;e Django franchit un pas : il chante l'envol.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;MILIEN BOUGLIONE</title>
		<link>https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/article/emilien-bouglione</link>
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		<dc:date>2015-12-22T17:01:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le prince du cirquePar R&#233;gina Bouglione, artiste, metteur en sc&#232;ne et administratrice du Cirque d'Hiver &lt;br class='autobr' /&gt;
J'appartiens &#224; une famille qui vit dans le monde artistique depuis des g&#233;n&#233;rations. Aussi quelle belle &#233;motion pour moi de d&#233;couvrir vos collages ! D'autant plus lorsque vous m'avez fait la surprise du portrait de mon p&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est mon p&#232;re, &#201;milien Bouglione, qui, avec ses fr&#232;res et s&#339;urs, nous a transmis la passion du cirque.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait un cavalier hors pair. Il a r&#233;volutionn&#233; le monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L107xH150/emilien-bouglione-97f93.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le prince du cirque&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par R&#233;gina Bouglione, artiste, metteur en sc&#232;ne et administratrice du Cirque d'Hiver&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;J'appartiens &#224; une famille qui vit dans le monde artistique depuis des g&#233;n&#233;rations. Aussi quelle belle &#233;motion pour moi de d&#233;couvrir vos collages ! D'autant plus lorsque vous m'avez fait la surprise du portrait de mon p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est mon p&#232;re, &#201;milien Bouglione, qui, avec ses fr&#232;res et s&#339;urs, nous a transmis la passion du cirque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait un cavalier hors pair. Il a r&#233;volutionn&#233; le monde du cirque gr&#226;ce &#224; son talent et son amour de l'esth&#233;tique. Dans ses num&#233;ros, il faisait r&#233;guli&#232;rement appel &#224; d'autres artistes, musiciens, couturiers, peintres. Ce qui lui a valu une amiti&#233; avec Salvador Dal&#237;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;licate attention de le repr&#233;senter aujourd'hui me va droit au c&#339;ur et touche toute ma famille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ESMA RED&#381;EPOVA</title>
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		<dc:date>2015-12-22T16:58:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La reine des Balkans Par Todor &#171; Tosha &#187; Vukmirovic, musicien du groupe Slonovski Bal Esma Red&#382;epova est la plus renomm&#233;e des chanteuses tziganes. Elle na&#238;t en 1945 &#224; Skopje, ex-Yougoslavie, actuelle R&#233;publique de Mac&#233;doine. Son don pour le chant et la danse se r&#233;v&#233;la tr&#232;s t&#244;t au sein de sa famille. &#192; l'&#226;ge de dix ans, elle participe, sans le dire &#224; ses parents, au concours de chant de Radio Skopje et remporte le premier prix. Quelques jours plus tard, le compositeur et accord&#233;oniste Stevo (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L107xH150/esma-redzepova-747c2.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La reine des Balkans&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Todor &#171; Tosha &#187; Vukmirovic, musicien du groupe Slonovski Bal&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Esma Red&#382;epova est la plus renomm&#233;e des chanteuses tziganes. Elle na&#238;t en 1945 &#224; Skopje, ex-Yougoslavie, actuelle R&#233;publique de Mac&#233;doine. Son don pour le chant et la danse se r&#233;v&#233;la tr&#232;s t&#244;t au sein de sa famille. &#192; l'&#226;ge de dix ans, elle participe, sans le dire &#224; ses parents, au concours de chant de Radio Skopje et remporte le premier prix. Quelques jours plus tard, le compositeur et accord&#233;oniste Stevo Teodosievski propose aux parents d'Esma de l'int&#233;grer comme chanteuse dans son ensemble et de prendre en charge son &#233;ducation artistique et scolaire jusqu'&#224; ses dix-huit ans. D'abord r&#233;ticents, ils finissent par accepter cette opportunit&#233; d'un avenir meilleur pour leur fille. En 1959, alors &#226;g&#233;e de quatorze ans, elle enregistre son premier grand succ&#232;s en langue romani, &#268;aje &#353;ukarije, fait in&#233;dit pour l'&#233;poque et qui lancera une carri&#232;re internationale prolifique jusqu'&#224; ce jour. En 1968, &#224; vingt-trois ans, elle &#233;pouse son mentor, avec qui elle adoptera 47 enfants roms. Elle en &#233;l&#232;vera personnellement cinq et aux autres assurera une &#233;ducation et un toit. Une des facettes les plus remarquables d'Esma est son humanisme et son engagement pour la d&#233;fense du peuple rom et de sa culture. Pour elle les fronti&#232;res ne devraient pas exister, car nous faisons tous partie de cette Terre. Comme elle le dit souvent, &#171; nous sommes venus au monde nus et c'est nus que nous repartirons &#187;. Elle sera officiellement reconnue reine et ambassadrice de la musique tzigane en 1976, lors du premier festival international du peuple rom &#224; Chandigarh, en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, Esma est une grande dame de la chanson ; elle a fait partie des principales influences dans ma vie de musicien. Je l'ai d&#233;couverte gr&#226;ce aux disques 45 tours que mes parents avaient gard&#233;s de leur jeunesse yougoslave. Sa voix et les m&#233;lodies orientales de ses chansons ont toujours eu un effet magn&#233;tique sur moi. Un jour j'ai eu la chance de la rencontrer, car je devais &#234;tre son traducteur pour un festival en France. Les premiers instants, j'ai eu du mal &#224; croire que j'avais en face de moi la reine Esma Red&#382;epova. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'une si petite femme pouvait avoir en elle une si grande force pour affronter un destin aussi exceptionnel. Et pourtant ! J'ai beaucoup appris ce jour-l&#224;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MANITAS DE PLATA</title>
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		<dc:date>2015-12-22T16:54:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;L'aura des mains d'argent Par V&#233;ronique Labb&#233;, pr&#233;sidente de l'association &#171; Amaro Drom &#187; Manitas de Plata (petites mains d'argent), de son vrai nom Ricardo Baliardo, est n&#233; le 7 ao&#251;t 1921 &#224; S&#232;te. Il d&#233;c&#232;de le 5 novembre 2014 &#224; Montpellier, entour&#233; des siens. Sa rencontre avec le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU, M. U Thant, dans les ann&#233;es 1960, d&#233;bouche sur la cr&#233;ation d'une permanence du monde gitan. Le jeune Manitas est vite reconnu comme &#171; les petites mains d'argent du flamenco &#187;. Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L107xH150/manitas-de-plata-107e1.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'aura des mains d'argent&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par V&#233;ronique Labb&#233;, pr&#233;sidente de l'association &#171; Amaro Drom &#187;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Manitas de Plata (petites mains d'argent), de son vrai nom Ricardo Baliardo, est n&#233; le 7 ao&#251;t 1921 &#224; S&#232;te. Il d&#233;c&#232;de le 5 novembre 2014 &#224; Montpellier, entour&#233; des siens. Sa rencontre avec le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU, M. U Thant, dans les ann&#233;es 1960, d&#233;bouche sur la cr&#233;ation d'une permanence du monde gitan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jeune Manitas est vite reconnu comme &#171; les petites mains d'argent du flamenco &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il animera, avec sa guitare, le p&#232;lerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer jusqu'en 2013, soit un an avant son d&#233;c&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
De Gitan illettr&#233;, incapable de lire une note de musique, il aura, avec son cousin Jos&#233; Reyes (p&#232;re de Nicolas, Canut, Paul, Andr&#233; et Patcha&#239; : les Gipsy Kings) et son fr&#232;re Hippolyte Baliardo, jou&#233; sur les plus grandes sc&#232;nes du monde : &#201;tats-Unis, Italie, Allemagne, Nouvelle-Z&#233;lande, Singapour, Angleterre, Alg&#233;rie, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il rencontra les plus grands comme Dal&#237;, Picasso, Brigitte Bardot, Jean Marais, Fernandel, son grand ami Georges Brassens, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Picasso s'&#233;cria, apr&#232;s l'avoir entendu jouer aux ar&#232;nes d'Arles : &#171; Il vaut plus cher que moi ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s plusieurs malaises cardiaques et une vie bien remplie toute d&#233;di&#233;e &#224; la musique, il nous quitte apr&#232;s un s&#233;jour &#224; la maison de retraite Carriera &#224; la Paillade, Montpellier, mais sa rel&#232;ve est assur&#233;e par son fils Fernando et son petit-fils Christophe dit Kema.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui tous les musiciens gitans s'accordent &#224; dire que si Manitas n'avait pas exist&#233;, les groupes gitans actuels n'auraient pas l'aura dont ils b&#233;n&#233;ficient ainsi que nos communaut&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Merci Manitas de Plata. R.I.P. T&#237;o Manitas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MAT&#201;O MAXIMOFF</title>
		<link>https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/article/mateo-maximoff</link>
		<guid isPermaLink="true">https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/article/mateo-maximoff</guid>
		<dc:date>2015-12-22T16:51:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le fabuleux destin d'un petit Rom devenu un grand &#233;crivain Par Nouka Maximoff, conteuse tzigane En voyant le petit Mat&#233;o jouer devant la baraque de ses parents, parmi les d&#233;tritus, dans l'odeur &#226;cre des acides utilis&#233;s pour l'&#233;tamage des m&#233;taux, personne &#8211; sauf peut-&#234;tre les Ursitory, &#171; les Anges du destin &#187; qui s'&#233;taient pench&#233;s sur son lit &#224; sa naissance &#8211; n'aurait pu pr&#233;dire la carri&#232;re prodigieuse qui serait la sienne. Son p&#232;re &#233;tait un Rom Kald&#233;rash qui avait fui la Russie avec toute sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L106xH150/mateo-maximoff-49254.jpg?1788816057' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le fabuleux destin d'un petit Rom devenu un grand &#233;crivain&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Nouka Maximoff, conteuse tzigane&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;En voyant le petit Mat&#233;o jouer devant la baraque de ses parents, parmi les d&#233;tritus, dans l'odeur &#226;cre des acides utilis&#233;s pour l'&#233;tamage des m&#233;taux, personne &#8211; sauf peut-&#234;tre les&lt;br class='autobr' /&gt;
Ursitory, &#171; les Anges du destin &#187; qui s'&#233;taient pench&#233;s sur son lit &#224; sa naissance &#8211; n'aurait pu pr&#233;dire la carri&#232;re prodigieuse qui serait la sienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son p&#232;re &#233;tait un Rom Kald&#233;rash qui avait fui la Russie avec toute sa famille. Sa m&#232;re, elle, &#233;tait issue d'une famille de Manouches de France.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mat&#233;o est n&#233; en 1917 en Espagne, o&#249; sa famille s'&#233;tait r&#233;fugi&#233;e pour &#233;chapper &#224; la Premi&#232;re Guerre mondiale. Ce n'est que quelques ann&#233;es plus tard que ses parents se sont install&#233;s en France, tout d'abord comme des nomades puis dans des baraques en bois pr&#232;s de Paris, dans ce qu'on appelait alors &#171; la zone &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mat&#233;o, dont le p&#232;re, chaudronnier, parlait mal le fran&#231;ais et dont la m&#232;re, artiste de cirque, &#233;tait analphab&#232;te, n'avait aucune raison de devenir autre chose qu'un tra&#238;ne-savates inculte comme la plupart des jeunes Roms de son &#233;poque. C'&#233;tait sans compter sur son caract&#232;re curieux, avide, voire insatiable de connaissances. &#192; cinq ans, il parlait d&#233;j&#224; plusieurs langues mais &#233;tait incapable d'&#233;crire car personne n'&#233;tait en mesure de le lui apprendre. Son p&#232;re, qui savait malgr&#233; tout un peu lire et &#233;crire, lui a tout d'abord appris &#224; compter puis lui a montr&#233; l'&#233;criture des lettres de l'alphabet. C'est &#224; peu pr&#232;s tout ce qu'il a eu comme apprentissage. Pour le reste, il se d&#233;brouille tout seul. Totalement autodidacte, il se nourrit de tout ce qui lui passe entre les mains : journaux, magazines, romans de bas &#233;tage et grands auteurs classiques. Orphelin de m&#232;re &#224; huit ans et de p&#232;re &#224; quatorze ans, il est l'a&#238;n&#233; de cinq enfants et doit travailler pour nourrir ses fr&#232;res et s&#339;urs. Il exerce alors le dur m&#233;tier de chaudronnier comme son p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un dramatique fait divers qui, &#224; l'&#226;ge de vingt-et-un ans, le conduit &#224; l'&#233;criture. En Auvergne, alors qu'il a rejoint pour un temps la famille manouche de sa m&#232;re, deux clans s'affrontent violemment pour l'honneur d'une jeune fille. Il y a de nombreux bless&#233;s et m&#234;me des morts. Mat&#233;o, ainsi que d'autres membres du clan, est arr&#234;t&#233; et conduit en prison. En cellule, Mat&#233;o &#233;crit une lettre &#224; son avocat, un jeune stagiaire que sa tante Simza lui a trouv&#233; &#224; Paris. Ce dernier, tr&#232;s surpris par l'aisance avec laquelle ce jeune Tzigane s'exprime par &#233;crit, pressent qu'il se trouve devant un r&#233;el talent d'&#233;crivain. Il l'encourage &#224; &#233;crire. Le proc&#232;s se terminera par un non-lieu mais sa d&#233;tention provisoire aura dur&#233; trois mois pendant lesquels Mat&#233;o &#233;crit son premier roman, Les Ursitory, qui ne sera publi&#233; que quelques ann&#233;es plus tard, apr&#232;s la guerre, p&#233;riode durant laquelle Mat&#233;o est intern&#233; avec sa famille dans les camps de Gurs et de Lannemezan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis tout va tr&#232;s vite. Apr&#232;s la publication chez Flammarion en 1946 des Ursitory, roman qui conna&#238;t un grand succ&#232;s, Mat&#233;o ne cesse d'&#233;crire ; des romans bien s&#251;r, mais aussi des articles pour la presse. Il devient tour &#224; tour conteur, journaliste, conf&#233;rencier, cin&#233;aste, et m&#234;me pasteur de la Mission &#233;vang&#233;lique tzigane. Ses livres, tous publi&#233;s en fran&#231;ais, sont traduits dans une dizaine de langues. En 1986, son &#339;uvre litt&#233;raire est couronn&#233;e par la remise de la m&#233;daille de Chevalier des Arts et des Lettres. Lui-m&#234;me a fond&#233;, en 1983, le prix &#171; Roman&#232;s &#187; destin&#233; &#224; promouvoir la culture tzigane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mat&#233;o Maximoff reste encore aujourd'hui le premier et le plus c&#233;l&#232;bre &#233;crivain tzigane de langue fran&#231;aise. Sa personnalit&#233; hors du commun, son &#339;uvre prolifique et son engagement aupr&#232;s des Roms font de lui un auteur incontournable de la litt&#233;rature tzigane dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>NANOSH ET RUPA</title>
		<link>https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/article/nanosh-et-rupa</link>
		<guid isPermaLink="true">https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/article/nanosh-et-rupa</guid>
		<dc:date>2015-12-22T16:48:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Les Gitans espagnols en Alg&#233;rie Par Claudia Coppola, anthropologue, doctorante &#224; l'EHESS Les portraits de Gitans de l'artiste Mustapha Boutadjine restituent un fait historique et une m&#233;moire &#224; la fois peu connus et oubli&#233;s. Parmi les Gitans d'origine andalouse rencontr&#233;s &#224; Marseille, les r&#233;cits des personnes les plus &#226;g&#233;es &#233;voquent un pass&#233; migratoire qui baigne dans l'histoire de l'Alg&#233;rie coloniale, et plus g&#233;n&#233;ralement des terres d'Afrique du Nord. &#171; Elhih &#187; (l&#224;-bas) est le terme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L105xH150/nanosh-et-rupa-0466b.jpg?1788816058' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Gitans espagnols en Alg&#233;rie&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Claudia Coppola, anthropologue, doctorante &#224; l'EHESS&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Les portraits de Gitans de l'artiste Mustapha Boutadjine restituent un fait historique et une m&#233;moire &#224; la fois peu connus et oubli&#233;s. Parmi les Gitans d'origine andalouse rencontr&#233;s &#224; Marseille, les r&#233;cits des personnes les plus &#226;g&#233;es &#233;voquent un pass&#233; migratoire qui baigne dans l'histoire de l'Alg&#233;rie coloniale, et plus g&#233;n&#233;ralement des terres d'Afrique du Nord.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Elhih &#187; (l&#224;-bas) est le terme habituellement employ&#233; par les Gitans &#8211; souvent sans aucune pr&#233;cision suppl&#233;mentaire &#8211; pour se repr&#233;senter ce pass&#233; et ces lieux d&#233;sormais quitt&#233;s. Ainsi, ce souvenir jaillit rarement, d'autant plus que les jeunes g&#233;n&#233;rations en conservent une p&#226;le m&#233;moire familiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mustapha Boutadjine soul&#232;ve avec force la question relative &#224; la pr&#233;sence des Gitans en Alg&#233;rie. Bien que le lien &#224; l'Andalousie soit le plus vif dans l'imaginaire de ces Gitans aujourd'hui &#171; fran&#231;ais &#187;, c'est le s&#233;jour en terre maghr&#233;bine qui a marqu&#233; leurs histoires r&#233;centes. L'existence des a&#239;eux des personnes actuellement en vie s'est d&#233;roul&#233;e &#171; elhih &#187; tout au long d'un si&#232;cle ; quelques-uns de leurs descendants y vivent probablement encore. De fait, l'Andalousie, tout comme d'autres territoires ib&#233;riques, fut vers la moiti&#233; du XIXe si&#232;cle le point de d&#233;part d'importantes vagues migratoires touchant de nombreuses familles gitanes et non gitanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les t&#233;moignages oraux et les archives nous le sugg&#232;rent, le littoral alg&#233;rien, et plus g&#233;n&#233;ralement les terres d'Afrique du Nord, en devinrent parmi d'autres les terres d'accueil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les conditions &#233;conomiques n&#233;fastes du Sud-Est espagnol co&#239;ncid&#232;rent en fait avec la politique de peuplement du gouvernement colonial fran&#231;ais. Cela concourut fortement &#224; l'amorce et au d&#233;veloppement de cet exode, regroupant de nombreuses familles en qu&#234;te de nouveaux lieux de vie et de travail. Gr&#226;ce &#224; l'&#233;tude de plusieurs documents d'archives, il appara&#238;t que la pr&#233;sence de Gitans espagnols dans les d&#233;partements oranais et alg&#233;rois, de m&#234;me qu'en Tunisie et au Maroc, remonte aux d&#233;buts de l'entreprise coloniale. De courts s&#233;jours alternaient avec des p&#233;riodes de r&#233;sidence plus longues, de m&#234;me que des migrations internes alimentaient des r&#233;seaux larges et mouvants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, cet imposant flux migratoire s'inscrit &#233;galement dans un plus vaste d&#233;placement concernant une population espagnole &#8211; et plus g&#233;n&#233;ralement europ&#233;enne &#8211; d'origine modeste, cherchant &#224; fuir la mis&#232;re de ses terres. Des Italiens, des Maltais, des Espagnols, des Suisses, des Allemands, etc. tent&#232;rent leur fortune en traversant la M&#233;diterran&#233;e afin de rejoindre les colonies et les protectorats fran&#231;ais, &#224; la recherche de circonstances plus favorables. Les Gitans, &#233;galement, particip&#232;rent &#224; ce creuset que fut l'Alg&#233;rie &#224; ce moment. Maquignons, commer&#231;ants ambulants, tondeurs d'animaux, empailleurs de chaises, ferblantiers, ouvriers journaliers : les souvenirs de ces m&#233;tiers sont encore vifs, il en reste aussi quelques traces dans les archives. Un large &#233;ventail d'activit&#233;s professionnelles se dessine ; cette population s'int&#233;gra v&#233;ritablement &#224; l'&#233;conomie locale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;cits des Gitans rencontr&#233;s n'apportent pas de pr&#233;cisions &#224; l'&#233;gard des quartiers autrefois habit&#233;s. Cependant, des Alg&#233;rois &#226;g&#233;s se souviennent de familles gitanes install&#233;es &#224; El Harrach (l'ancienne Maison Carr&#233;e) &#224; Bab-el-Oued, &#224; Rmila &#8211; &#224; proximit&#233; de la plage &#8211; et &#224; la Casbah.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Oran, il para&#238;t que la pr&#233;sence de nombreux Espagnols a plut&#244;t &#171; brouill&#233; les pistes &#187;. Quelqu'un n&#233;anmoins nous raconte des familles gitanes qui vivaient et se d&#233;pla&#231;aient fr&#233;quemment dans les bourgs de la corniche oranaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mobilit&#233; &#224; la fois circonscrite et &#233;largie &#233;tait donc incit&#233;e par les diverses activit&#233;s pratiqu&#233;es. La police s'engageait au m&#234;me moment &#224; surveiller les marchants ambulants et les forains : des fiches et des d&#233;clarations en attestent les situations et les m&#233;tiers. L'analyse de ces archives nous donne d'autres indices, de m&#234;me qu'elle conforte l'id&#233;e d'une migration bien ancienne. L'immersion des Gitans espagnols dans le contexte socio-culturel alg&#233;rien devient ainsi une donn&#233;e r&#233;elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en outre dans ce m&#234;me pays qu'ils acqui&#232;rent le statut juridique de citoyens fran&#231;ais. Bien que nous soyons face &#224; des parcours personnels et familiaux tr&#232;s diff&#233;renci&#233;s, ce moment signe l'entrelacement de l'histoire de plusieurs familles de Gitans espagnols avec celle d'une population de rapatri&#233;s de toutes origines, rejoignant pr&#233;cipitamment la France peu avant les ind&#233;pendances... Ce qui les inclut dans une page tragique de l'histoire coloniale fran&#231;aise et maghr&#233;bine, dont la m&#233;moire est souvent refoul&#233;e et pass&#233;e sous silence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#352;ABAN BAJRAMOVI&#262;</title>
		<link>https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/article/saban-bajramovic</link>
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		<dc:date>2015-12-22T16:43:15Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Les chevaux rapides Par Todor &#171; Tosha &#187; Vukmirovic, musicien du groupe Slonovski Bal &#352;aban Bajramovi&#263; est n&#233; en 1936 &#224; Ni&#353;, en Yougoslavie. L'histoire de sa vie contient tous les &#233;l&#233;ments de l&#233;gende que les vieilles Romnis racontaient pour raccourcir les longues nuits d'hiver. En elle il y a le feu, les chevaux rapides, les femmes magnifiques aux longs cheveux noirs, les voyages sans fin, les passions plus fortes que la raison, et la musique tzigane, celle qui va droit au c&#339;ur. Il voulait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://artbribus.c-real.org/galeries-de-portraits/sous-les-paves-le-gitan/" rel="directory"&gt;Sous les pav&#233;s, le Gitan&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://artbribus.c-real.org/local/cache-vignettes/L106xH150/saban-bajramovic-6aca6.jpg?1788816058' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chevaux rapides&lt;/h3&gt;&lt;h4 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Todor &#171; Tosha &#187; Vukmirovic, musicien du groupe Slonovski Bal&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&#352;aban Bajramovi&#263; est n&#233; en 1936 &#224; Ni&#353;, en Yougoslavie. L'histoire de sa vie contient tous les &#233;l&#233;ments de l&#233;gende que les vieilles Romnis racontaient pour raccourcir les longues nuits d'hiver. En elle il y a le feu, les chevaux rapides, les femmes magnifiques aux longs cheveux noirs, les voyages sans fin, les passions plus fortes que la raison, et la musique tzigane, celle qui va droit au c&#339;ur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il voulait devenir footballeur mais le sort en a d&#233;cid&#233; autrement : il deviendra le plus grand chanteur tzigane de tous les temps, le King.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; dix-neuf ans, lors de son service militaire, il d&#233;serte pour retrouver son amour de jeunesse, ce qui lui vaut cinq ans d'emprisonnement dans l'Alcatraz yougoslave, Goli Otok. C'est l&#224; qu'il commence &#224; chanter et &#224; s'&#233;manciper en rencontrant des intellectuels et opposants au r&#233;gime titiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il apprendra &#224; &#233;crire ses chansons, devenues aujourd'hui des standards de la culture yougoslave et rom, tels que Giljam Dade, Sajbija, Hanuma, Pirav Mange Korkoro en rom, ou encore en serbe Pitao sam malog puza, ou Mesecina dans le film Underground d'Emir Kusturica. Ses chansons parlent du blues tzigane. Il est &#233;galement connu pour son interpr&#233;tation magnifique de Djelem Djelem, l'hymne des Tziganes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus tard il chantera pour Tito qui l'appr&#233;ciait tout particuli&#232;rement et avec qui, raconte-t-il, il blaguait en langue romani.&lt;br class='autobr' /&gt;
Shabi, c'est son surnom, ne s'est jamais pr&#233;occup&#233; du lendemain, c'&#233;tait un homme de l'instant. On raconte qu'il ne r&#233;p&#233;tait jamais avec ses musiciens, il leur disait simplement de suivre, et la magie op&#233;rait. Parfois, lorsqu'il gagnait des sommes folles &#224; certains mariages tziganes, il pouvait tr&#232;s bien tout perdre le lendemain car il aimait le jeu, l'alcool, les femmes et les Mercedes, m&#234;me s'il n'a jamais eu le permis de conduire !&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; lui seul il repr&#233;sente l'extravagance et la po&#233;sie du peuple tzigane, qui ne rentrera jamais dans les cases de notre monde moderne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est mort en roi, le 8 juin 2008, certes pauvre, mais respect&#233; et aim&#233;, avec beaucoup plus de sujets que les souverains d'&#201;tats n'en auront jamais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;sup&gt;Extrait de &#171; Collage R&#233;sistant(s), monographie de Mustapha Boutadjine &#187;,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#233;ditions Helv&#233;tius, 2015.&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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